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Ihar Boki, l'invincible des eaux

Avec la cécité, on peut se mouvoir dans les eaux. Aveugle, on peut être le roi des aquatiques. On n’a pas besoin de la vue pour triompher dans les eaux. Ihar Boki s’avère un parfait exemple de succès dans le monde du Parasport. En Natation, le Biélorusse a étalé son talent à la nage afin de collectionner les médailles d’or à l’image de sa domination totale aux derniers Jeux Paralympiques au Pays du Soleil Levant. Retour sur l’invincibilité du Biélorusse dans l’hydrosphère de Tokyo.

« La Natation, le choix était donc fait » pour Ihar Boki


Dardevil réussit à se battre sans voir, Ihar Boki se déplace sur les eaux avec l’absence de la vue. Le Biélorusse n’a jamais bien vu le monde et son environnement, car il est né avec des problèmes visuels. Malgré son handicap durant son enfance, il était un personnage assez remuant dans la vie de tous les jours. D’ailleurs trop dynamique au goût de ses parents. Ces derniers ont demandé un avis médical afin de trouver une activité synonyme d’apaisement pour Ihar.


« J’avais des problèmes de vue depuis mon enfance. J’étais un enfant remuant et plein d’énergie. Mes parents ont souvent demandé aux médecins ce qu’ils pouvaient faire pour me rendre plus calme, quel sport choisir. L’un des médecins leur a fortement recommandé de ne me faire pratiquer que la natation. Le choix était donc fait », a raconté Ihar Boki auprès du site Olympics.com.


Depuis l’âge de six ans, la Natation est devenue sa destinée. Ihar Boki, classé dans la catégorie S13 (déficient visuel), a commencé sa domination dans les bassins en étant un nageur assez complet. En effet, il se spécialise surtout en nage libre, papillon et le dos. Il a fait des étincelles aux Mondiaux dans lesquels il a raflé 11 titres dorés. Sa notoriété a pris de l’ampleur lors de ses participations aux Jeux Paralympiques.


Ihar Boki, l’athlète star des Paralympiades en Natation


Les Paralympiques, un lieu où Ihar Boki a marqué de son empreinte ! Le Biélorusse a débuté son hégémonie à Londres. En 2012, il a récolté 5 médailles d’or sur ses distances de prédilection (100, 200 et 400 m). Lors des Paralympiades de Rio en 2016, il a décroché 6 sacres. Avant les Jeux de Tokyo, Ihar Boki est considéré comme l’immense favori pour une razzia malgré sa contamination au Covid-19 qui a stoppé ses activités sportives durant quelque temps. Les conditions sanitaires n’ont pas vraiment freiné sa motivation vers le sommet du Paralympe.


« Tous les participants aux Jeux se sont déjà habitués aux circonstances imposées, qui les ont vraiment rendus plus forts, aussi bien physiquement que mentalement, a expliqué Boki concernant l’ambiance silencieuse des Paralympiques au Japon à cause du Coronavirus. Selon moi, cela n’aura aucun impact sur les performances des athlètes et leur désir de se montrer à leur meilleur niveau aux yeux de tous », a-t-il poursuivi en étant déterminé à « améliorer [ses] temps dans toutes les disciplines de natation ».


Les Jeux de Tokyo sacre Boki, l'homme aux 16 médailles d'or


Ihar Boki a brillé sous le Soleil Levant ! Le para-nageur a surclassé encore sa catégorie S13 bien que la préférence forte de la concurrence. Il a notamment fait face au Français Alex Portal et à la délégation ukrainienne composée d'Oleksii Virchenko, Maksym Veraksa ou Illia Yaremenko. Néanmoins, les adversaires ont été mis en échec face à la suprématie du nageur de l’Europe de l’Est. De façon imposante et avec la manière, Ihar Boki a dominé les courses sur lesquelles il s’est aligné.


Lors de la finale 200 m 4 nages, il a montré qu’il était largement supérieur avec une avance de 5 secondes sur Alex Portal, deuxième de la course, en réalisant le record paralympique de 2:02.70. Au total, il a empoché 5 or paralympiques avec notamment des victoires dans l’épreuve sur le 100 m papillon avec un record paralympique, 50 m et 400 m nage libre et 100 m dos. Il y a eu seulement un seul accroc à l’occasion de la finale du 100 m brasse dans laquelle il s’est classé cinquième. Au classement individuel des médailles, il a été devancé par l’Ukrainien Maksym Krypak (S10) détenteur de 7 médailles dont 5 titres paralympiques.


Le natif de Bobruisk marque à la fois l’histoire sportive de son pays et celle des Paralympiques. Ayant des difficultés visuelles, le para-nageur a été distingué par de nombreux liés à ses performances. Hormis les titres de meilleur athlète de l’année (2015 et 2018), Ihar Boki rentre dans la mémoire sportive de son pays en étant sur les timbres biélorusses. Âgé de 27 ans, Boki ambitionne encore de remplir un peu plus son armoire à trophée à l’occasion notamment des Mondiaux de Madère, en juin prochain. Bien que le Biélorusse voie mal le monde, ce dernier décerne bien cette légende aquatique qui étale son palmarès.


Source :


https://www.paralympic.org/ihar-boki (Ihar Boki, Paralympics.org)

https://japan-forward.com/swimming-ihar-boki-makes-big-splash-with-five-gold-medals/ (Swimming : Ihar Boki makes big splash with five gold medals, Japan Forward)

https://en.wikipedia.org/wiki/Swimming_at_the_2020_Summer_Paralympics (Swimming at the 2022 Summer Paralymmpics, Wikipédia)

https://olympics.com/fr/infos/la-sensation-de-la-natation-ihar-boki-la-pandemie-a-rendu-les-athletes-plus-fort (La sensation de la natation, Ihar Boki : La pandémie a rendu les athlète plus fort, Olympics.com)


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