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Le défi Titicaca ou la difficulté de réussir

3 sportifs de haut niveau pour accomplir cette mission périlleuse ! Théo Curin, Malia Metella et Matthieu Witvoet ont traversé le lac Titicaca en 11 jours. Avec un radeau, les aventuriers ont dû parcourir sans la moindre aide. Entre des conditions climatiques difficiles et un mental parfois en bernes, ils ont finalement rempli ce grand exploit. Retour sur l’itinéraire, plein de souffrance et de dépassement de soi, des 3 personnages principaux.

Un an et demie de préparation pour le défi du lac Titicaca


Théo Curin, nageur paralympique aux quatre membres amputés, Malia Metella, nageuse de haut niveau et Matthieu Witvoet, l'éco-aventurier qui a déjà réalisé ce genre de défi. Les 3 sportif aguerris ont dû se préparer seulement pour être les bonnes conditions physiques le jour J. En effet, ils devaient nager une distance de 122 km une eau à 10 degrés pendant 10 jours. D’ailleurs, ils ont dû s'adapter aux 3800 mètres d’altitude sur un radeau pesant 400 kilos. Il y a eu donc une mise place d’entraînements concernant la survie dans un environnement hostile.


Séances physiques et séries de nage dans une piscine avec un rythme soutenue.Curin, Metella et Witvoet se formaient de façon très programmée à la difficulté. « Je ne pense pas qu'un facteur soit plus difficile qu'un autre, c'est l'accumulation de tous ces facteurs qui font que cette aventure est difficile : l'altitude, la distance, le froid avec l'eau à 10 degrés et parfois 0 la nuit à l'extérieur », a déclaré Théo Curin auprès de l’Équipe pendant cette préparation. Pour faire face à ses nombreux obstacles, les sportifs ont d’abord effectué un stage de survie de 10 jours sur un radeau en totale autonomie à Tignes. Guidés par les conseils de l’explorateur polaire Alban Michon, ils ont appris à vivre en autonomie dans un environnement hostile. Ensuite, les trois sportifs ont effectué des stages en eau libre et en altitude pour se familiariser au climat sud-américain entre le Pérou et la Bolivie.


Pour cette aventure extrême, les trois protagonistes s’attendaient à vivre quelques moments compliqués mentalement et physiquement. Malgré ce défi très complexe, ils ont refusé de faire une préparation mentale. « Chaque entraînement, c'est aussi de la prépa mentale », a revendiqué Matthieu Witvoet. L'aventurier écologique a témoigné que l’effort physique, durant cette préparation d’un an et demi, devrait combler des éventuelles fatigues mentales à l’approche de cette traversée du lac Titicaca. La nageuse Malia Metella était aussi du même avis : « Pour moi, ce défi est plus mental qu'une préparation olympique. Là, toute l'année, ça a été dur : aux premiers entraînements, il a fallu être forts mentalement pour rester dans l'eau froide, jusqu'à ce que le coach dise :''Ok, c'est fini'', pour se dire qu'une fois arrivé au Pérou, on est prêts ». Le 10 novembre dernier, les trois protagonistes ont entamé une exploration nautique sur ce chemin tumultueux.


Une traversée d’une violence extrême pour créer un exploit marquant


Entrée en matière


Départ de Copacabana en Bolivie. Malia Metella, Matthieu Witvoet et Théo Curin ont vécu un premier jour très compliqué. Les conditions métrologiques ne permettaient pas de commencer à bien cette aventure. Pour cause, ils ont nagé 4 heures et 5 minutes pour 6,2 km. En raison de rafales de vent évaluées à 18 km/h, les nageurs ont fait beaucoup d’efforts physiques, mais les performances ont été minces concernant la distance à l’image de Mettela. À la suite d’une prise de relais pour remplacer Curin, elle a cessé de mouvoir au bout du 10e mètre en seulement 3 minutes. Après cela, ils ont tous décidé de mettre un terme à cette journée pour des raisons de sécurité et de se préserver pour le jour suivant.


Pour combler le retard des premières 24 heures, les trois nageurs ont voulu entamer la nage à 3 heures du matin, cependant un fort orage est intervenu et à repousser la mise à l’eau. Sous de la pluie violente et un vent très robuste, Malia a parcouru une bonne distance depuis 6 heures avant de s’arrêter. C’est en fin de matinée que les trois sportifs ont nagé à tour de rôle pour conclure cette journée avec 17 km au total. Ils ont des moments de repos pour se ressourcer.


Cet énorme défi n’est pas seulement une histoire d’accomplir un exploit sportif. Il y a un aspect cohésion social et l’organisation des événements. À plusieurs moments de ce périple nautique, les 3 sportifs ont dû s'adapter aux nombreuses situations complexes, gérer et économiser leur corps (pause, sieste, relais, etc.). D’ailleurs, ils ont pris des décisions collectives fortes. Ils ont aussi réussi à s’unir dans les mauvais moments pour toujours garder le cap.


Temps difficiles pour s’adapter


Les deux jours suivants, un problème a paralysé leur avancée en raison d’un souci d’orientation. À leur réveil, ils se sont rendu compte qu’ils avaient dérivé de deux km de leur point d’ancrage. Pour ne pas s’éloigner de leur cap à cause de l’orage et de la pluie qui a provoqué des fortes vagues, ils se sont concentrés sur la protection de leur radeau en l’attachant à l’arrière d’un ponton et l’avant de leur ancre. Ils ont longuement fait dos rond afin de laisser passer ce climat très tumultueux. À l’issue du quatrième jour, Matthieu Witvoet, Théo Curin et Malia Metella ont déjà comblé 38,7 km.


Les nageurs ont grappillé des kilomètres sur 3 trois jours en luttant contre les conditions climatiques en leur défaveur. Ils ont trouvé la force de continuer et d’avancer avec ambitions grâce aux messages de soutien de leur propre. En une semaine, les trois protagonistes ont bouclé 52,9 km du parcours. Cependant, ils étaient obligés d’amarrer à cause d’énormes vents de face. À la recherche de solutions pour anticiper ses situations météorologiques, ils ont surveillé leur temps de récupération au vu de la dépense d’énergie sur le radeau et sur l’eau.


Un final en accéléré


Après une forte avancée au 8e jour (67,9 km), Théo, Malia et Mathieu étaient complétement à l’arrêt, toute la journée suivante. Ils ont préféré de ne pas poursuivre la nage du fait d’importants courants sur le lac Titicaca. Sur la fin de l’itinéraire, ils ont mis les bouches et double. En effet, les trois nageurs ont été très rapides pour boucler la traversée. Entre le 9e jour et le dernier, 40 km ont été parcouru en 18 heures et 20 minutes. Au lieu des 122 km annoncé au départ, Metella, Curin et Witvoet ont mis fin à ce périple au bout de 107,9 km en 11 jours pour une durée de 53 heures et 50 minutes.


À leur arrivée en terres péruviennes, les sportifs étaient physiquement morts bien qu’il ait une grande euphorie de cet immense accomplissement. « Je suis cassée, littéralement !», a déclaré Metella très fatiguée, auprès du site de la Fédération française de natation, qui a ressenti un mal de dos à son retour en France. Spécialiste d’exploit tel que l’Iroman des Sables de l’Olonnes, Théo Curin était « lessivé » et a même pensé à « abandonner » durant cette traversé du lac Titicaca. Solidaires, ambitieux et déterminés, les nageurs ont fait un énorme travail collectif pour réussir ce défi semé d’obstacles climatiques. Cette traversée du lac Titicaca avait plusieurs buts : les valeurs du sport et du dépassement de soi à travers notamment du handicap, la mise en avant de la solidarité et la lutte pour l'envirronement.


La distance de 107,9 km pourrait s’expliquer par le lieu d’arrivée. Les 3 aventuriers ont achevé leur traversée sur la côte de la ville de Puno au Pérou. À cause des conditions climatiques, ils ont dévié de leur trajectoire et ont accumulé les km en étant proches des côtes péruviennes. Avec du recul, on est obligé de comprendre leur initiative par rapport à ce qu’ils ont subi durant ce terrible périple qui s’est fini au bout du 11e jour.


Source :


https://defititicaca.com/tracking/ (Défi Titicaca – suivi de la traversée)

https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Aventure/Actualites/Theo-curin-au-sujet-du-defi-titicaca-j-etais-lessive-a-deux-doigts-d-abandonner/1301371 (Théo Curin au sujet du défi Titicaca : “ J’étais lessivé à deux doigts d’abandonner”, L’Équipe

https://defititicaca.com/le-defi/ (Défi Titicaca – description de la traversée)

https://www.estrepublicain.fr/sport/2021/11/20/defi-titicaca-une-arrivee-prevue-ce-samedi-aux-alentours-de-21-h (Le Défi Titicaca – une arrivée prévue ce samedi aux alentours de 21 heures)

https://www.instagram.com/p/CWg61ujjoHO/ (Arrivée des 3 aventuriers au Pérou, Instagram du Défi Titicaca)

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