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Ítalo Ferreira, le 3e brésilien champion du monde

Dernière mise à jour : 21 août 2021

Sur les vagues, c'est la décennie dorée pour le Brésil . Après Gabriel Medina, Adriano de Souza, Ítalo Ferreira poursuit la domination brésilienne dans le surf avec un titre mondial gagné à Hawaï. Longtemps discret en début saison 2019, le natif de Baía Formosa surgit au bon moment pour inscrire son nom au palmarès de la WSL. Résumé de cette édition 2019 très mouvementée avec les Auriverde au rendez-vous.

Source Photo : WSL/Dias
Source Photo : WSL/Dias

La victoire d'entrée de Ferreira en Australie


Pour commencer cette nouvelle saison du World Surf League, Ítalo Ferreira dégaine le premier au mois d'avril. En effet, le Brésilien s'offre un succès inaugural, après avoir fait le parcours du combattant, aux spots de Snapper Rocks/Kirra en Australie. Contre William Cardoso en 8e, Wade Carmichael en quart et Jordy Smith en demie, Ítalo accède difficilement à la finale qui a été très disputée.


Face à l'Américain Kohole Andino, Ferreira a dû patienter pour trouver une vague notée à 7,07 pour battre finalement sur un score serré de 12,57 à 12,48. Lors du Quiksilver Pro Gold Coast, Ítalo crée la surprise et déjoue les pronostics puisque la majorité des spécialistes voyait plus Gabriel Medina ou John John Florence. D'ailleurs, les favoris font sortir les crocs dans les étapes suivantes et faire éclipser Ítalo Ferreira.


John John Florence leader avant sa blessure et le régulier Kohole Andino


En 2018, John John voit sa saison tronquée en raison d'une blessure au genou. Blessé au même endroit, le Floridien loupe la moitié de cette édition 2019 alors qu'il détenait la première place du WSL. Florence s'est adjugé deux victoires dans les vagues australiennes. D'abord au Rip Curl Pro Bells Beach où il bat en finale Filipe Toledo (14,30 contre 13,80) grâce à une bonne gestion du temps, ensuite, il récidive au Margaret River Pro en battant, dans une belle finale, Andino (18,50 contre 15,10).


Suite au forfait de Florence (rupture des ligaments croisés), ce dernier réussit à prendre la place de leader sans avoir gagné au bout de 6e étape, bien que les Brésiliens aient gagné l'Oi Rio Pro (Filipe Toledo) et le Corona J-Bay Open (Gabriel Medina). Sa régularité lui permet de jouer le titre de champion du monde. Mais il doit faire face aux Brésiliens et à Jordy Smith lui aussi constant.


5 prétendants pour le titre et l'interférence fatale de Medina


Avant la dernière étape de la saison, le suspense bat son plein. 5 surfeurs se tiennent en peu d'écart pour soulever le titre mondial. Ferreira possède la première place, Medina est son dauphin suivi de Smith, Toledo et Andino. Pour arriver à cette configuration concurrentielle, Medina s'est offert le Freshwater Pro et Ítalo gagne le MEO Rip Curl Pro Portugal en profitant de la défaillance de son compatriote.


Cette erreur relance la course au titre. En quart de finale contre Caio Ibelli, Gabriel Medina se fait éliminer par les juges à cause d'un refus de priorité. En effet, l'Ariverde provoque une interférence sur son homologue en prenant une vague qui ne l'appartenait pas à ce moment-là. De cette faute, Medina cède le maillot jaune à Ferreira alors qu'il se rapprochait d'un troisième sacre.


Le dénouement se conclut à Hawaï malgré de nombreux reports dus aux conditions climatiques. Dès les 16es, Jordy Smith et Filipe Toledo sont déjà hors-jeu suite à leur match perdu respectivement contre Jesse Mendes (9,84 contre 11,04) et Ricardo Christie (7,50 contre 9,10). Kolohe Andino renonce au titre contre le Français Michel Bourez (9,50 contre 13,43) lors des quarts du Billabong Pipe Masters. Comme tout le monde le souhaitait ou le prévoyait la finale réunit les deux premiers du classement.


Le champion 2019 bat celui de 2018


Ítalo Ferreira rentre dans l'histoire du surf mondial grâce à ce titre glanée au détriment de son compatriote Gabriel Medina. Au spot du Banzai Pipeline, la natif de Baía Formosa commence fort la finale avec deux premières vagues très bien notée. Sur la première (notée 7,83), il s'infiltre sur backdoor dans un énorme tube en restant quelques secondes. La suivante, il se procure une marque à 6,17.


En réponse, Medina ouvre son compteur de belle manière à l'aide d'une vague notée à 7,77. Bien que 9 vagues prises contre 7, Gabriel ne réussit pas à concurrencer son adversaire avec sa deuxième meilleure note de la finale insuffisante (5,17). Contrairement à lui, Ferreira s'offre une autre note plus importante sur un énorme tube (7,73) qui enfonce le clou. Il remporte la finale sur un score de 15,56 contre 12,94 pour devenir le 3e brésilien champion du monde de l'histoire du WSL.


Au classement, Ítalo Ferreira termine la saison avec 3 victoires en possédant 59,740 points suivi de Gabriel Medina qui collectionne en vain 56,475 unités. Le Sud-Africain Jordy Smith complète le podium (49,145) en devançant Filipe Toledo (49,145) et Kolohe Andino (46,655). John John Florence se positionne au 7e rang et arrache même une place aux JO de Tokyo en ayant des problèmes physiques au détriment de la légende Kelly Slater (8e). Par ailleurs, Jérémy Florès conclut l'année avec une très belle 10e place et un succès mémorable à Hossegor lors du Quicksilver Pro France, Michel Bourez finit à la 13e place.


Évidemment, on n'oublie pas la grande gagnante du circuit mondial chez les femmes : Carissa Moore. L'Américaine marque son empreinte dans le surf féminin par l'obtention d'un 4e sacre mondial de sa carrière au début du mois de décembre. Elle a dû batailler contre Caroline Marks et Lakey Peterson pour prendre la couronne de reine des vagues. Malheureusement, elle a mis sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à ses projets personnels.




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